A la fin d'un cours donné hier dans une école supérieure de commerce à Lyon, l'un des étudiants m'interpelle et me demande tout simplement : "pouvez-vous me faire recruter aux VFD ?". Au début je ne comprends pas la raison de cette question. Puis, il me montre le dernier numéro de Lyon Mag révélant des salaires annuels de 100 000 € pour des cadres de cette entreprise qui relève du secteur para-départemental.
Cet article pose des questions d'une extrême gravité :
1) Ce montant de 100 000 € de rémunération annuelle pour un cadre des VFD doit correspondre à la grille globale des salaires du secteur para-départemental. Nous demandons la publication de ces grilles de rémunérations.
2) A ce montant de 100 000 € s'ajoute-t-il d'autres avantages comme une voiture de fonction, une prise en charge de frais de logements pour contraintes de service ... ?
3) Cette situation traduit une logique politique étonnante d'une majorité qui, sur les tribunes, crie au "scandale" des revenus supérieurs à 4 000 € mensuels et qui met en oeuvre des politiques salariales avec des écarts aussi amples de revenus pour atteindre des rémunérations de près de 10 000 € par mois.
4) C'est aussi l'échec d'une opposition départementale qui cautionne, au moins par le silence, des écarts salariaux de ce type sauf à imaginer que cette opposition découvre, elle aussi, par la presse cette situation.
5) C'est enfin pour le moins symbolique que ce soit un magazine lyonnais qui mène cette investigation comme si elle était impossible ou tabou pour tout support d'informations en Isère.
Tous ces constats montrent l'absolue nécessité de bâtir une nouvelle gouvernance publique qui mette en oeuvre des processus d'évaluations, de contrôles et surtout de transparence. Sur tous ces sujets qui font la qualité d'une démocratie, un immense retard a été accumulé toutes ces dernières années. C'est probablement le principal chantier des prochaines élections locales. Pour prendre connaissance de l'article de Lyon Mag : Téléchargement vfd_lyon_mag_07_02_07.pdf